Introduction
La fin des années 1990 marque une période d’innovation majeure dans le domaine de la téléphonie mobile. Motorola, déjà pionnier dans le secteur, avait conquis le marché avec le StarTAC, un téléphone à clapet qui a révolutionné l’industrie. Mais le succès du StarTAC a aussi soulevé une nouvelle question : pouvait-on créer un téléphone encore plus compact, plus léger et plus ergonomique ?
C’est dans cette optique que Motorola a lancé le V3688 en 1999, un téléphone plus petit et plus léger que ses prédécesseurs, tout en conservant le design à clapet qui avait fait la renommée de la marque. Ce modèle a marqué une évolution importante en matière de miniaturisation des téléphones mobiles, tout en proposant un design moderne et un confort d’utilisation amélioré.
Dans cet article, nous allons explorer en profondeur l’histoire du Motorola v3688, en mettant en lumière ses caractéristiques, son héritage et son impact sur l’évolution de la téléphonie mobile. Nous verrons également comment il a évolué à travers ses successeurs, le V3690 et le V50, deux modèles qui ont consolidé l’hégémonie de Motorola sur le marché des téléphones à clapet.
Motorola v3688 : un héritier du légendaire StarTAC
Le StarTAC, une révolution en 1996
Lancé en 1996, le Motorola StarTAC est souvent considéré comme l’un des téléphones les plus révolutionnaires de l’histoire de la téléphonie mobile. À une époque où les téléphones étaient encore perçus comme des objets volumineux et austères, Motorola a bouleversé le marché en introduisant un modèle qui alliait portabilité, élégance et praticité.
Le design à clapet du StarTAC, inspiré des communicateurs de Star Trek, n’était pas seulement une prouesse esthétique : il constituait aussi une avancée fonctionnelle majeure. En permettant à l’écran et au clavier de rester protégés lorsqu’il était fermé, ce concept offrait une durabilité accrue, un gain de place considérable, et un style futuriste qui a immédiatement séduit les utilisateurs.
Avant l’arrivée du StarTAC, les téléphones mobiles étaient souvent grands et encombrants, avec des antennes imposantes et un format rigide difficile à transporter. Beaucoup d’appareils nécessitaient même un sac ou un étui spécifique pour être transportés facilement. Avec un poids de seulement 88 grammes, le StarTAC a marqué une rupture radicale en devenant l’un des téléphones les plus légers et les plus compacts jamais commercialisés à cette époque.
Mais sa légèreté et son format ultra-compact n’étaient pas ses seuls atouts. Motorola a également innové en proposant, pour la première fois sur un téléphone mobile, une batterie lithium-ion, offrant une autonomie supérieure par rapport aux batteries nickel-cadmium utilisées sur les anciens modèles. Cela permettait aux utilisateurs de passer plus d’appels sans avoir à recharger leur téléphone constamment, une révolution technologique qui a largement contribué à son succès.
Un succès pour Motorola
Dès son lancement, le StarTAC a conquis le marché mondial. Son design novateur et ses performances ont fait de lui un téléphone iconique, et Motorola en a vendu plus de 60 millions d’unités à travers le monde, un record impressionnant pour l’époque. Il est devenu un symbole de statut social, notamment auprès des cadres, des entrepreneurs et des amateurs de nouvelles technologies qui cherchaient un téléphone à la fois compact, élégant et performant.
Cependant, malgré ses nombreuses qualités, le StarTAC n’était pas parfait. Son format, bien que révolutionnaire, pouvait encore être affiné. Certains utilisateurs trouvaient qu’il restait légèrement épais une fois replié, ce qui limitait encore son aspect discret. De plus, malgré une ergonomie bien pensée, Motorola souhaitait aller encore plus loin en réduisant davantage la taille de l’appareil tout en conservant le confort d’utilisation.
C’est dans ce contexte que Motorola a commencé à travailler sur un successeur encore plus compact et plus léger, qui reprendrait l’ADN du StarTAC, tout en l’améliorant sur plusieurs aspects. Ce projet aboutira en 1999 à la sortie du Motorola v3688, un téléphone qui marquera une nouvelle étape dans l’histoire des téléphones à clapet.
Motorola v3688, v3690 et v50 : les téléphones Motorola à clapet iconiques
Le v3690 : une mise à jour du v3688
Le Motorola v3690, lancé peu après le V3688, représente une évolution directe de ce dernier. Motorola, fidèle à sa stratégie d’innovation continue, a conservé exactement le même design, tout en procédant à quelques ajustements techniques destinés à améliorer l’expérience utilisateur.
Visuellement, aucune différence n’est perceptible entre le V3688 et le V3690, si ce n’est le marquage du modèle sous la batterie et le cerclage chromé autour du clapet. Cependant, les améliorations internes faisaient du V3690 un téléphone un peu plus fiable et efficace.
Parmi les évolutions apportées par Motorola, on retrouve :
✅ Une autonomie légèrement améliorée : Grâce à une optimisation logicielle et matérielle, le V3690 pouvait tenir plus longtemps en veille et en communication, une demande récurrente des utilisateurs de l’époque. À l’époque, chaque heure supplémentaire d’autonomie constituait un avantage compétitif, et Motorola cherchait à maximiser l’efficacité énergétique du téléphone.
✅ Un écran plus lisible : L’affichage monochrome du V3688, bien que correct, pouvait manquer de clarté sous certains angles ou en forte luminosité. Motorola a donc ajusté le contraste et le rétroéclairage sur le V3690, ce qui facilitait la lecture des numéros, des SMS et des informations du réseau.
✅ Quelques optimisations logicielles : Bien que les fonctionnalités générales restent globalement les mêmes, Motorola a peaufiné le logiciel interne du téléphone afin d’optimiser la gestion des appels, des contacts et des SMS. Cela se traduisait par un téléphone légèrement plus réactif et plus stable dans son utilisation quotidienne.
En définitive, le V3690 a remplacé naturellement le V3688, sans rupture technologique, mais avec quelques améliorations pratiques qui rendaient l’appareil plus agréable à utiliser au quotidien. Cette approche d’évolution progressive était typique de Motorola, qui préférait peaufiner ses modèles existants plutôt que de multiplier les changements radicaux.
Le v50 : le même téléphone, mais avec le WAP
Le Motorola V50, commercialisé après le V3690, représentait une continuité parfaite dans la gamme des téléphones à clapet ultra-compacts de Motorola. À première vue, il était strictement identique à son prédécesseur, au point qu’il était quasiment impossible de les différencier au premier regard.
La seule modification notable entre le V50 et le V3690 résidait dans l’ajout du navigateur WAP (Wireless Application Protocol), une nouveauté qui marquait l’entrée de Motorola dans l’ère de la navigation mobile.
À la fin des années 90 et au début des années 2000, l’Internet mobile en était encore à ses balbutiements. L’ajout du WAP sur le V50 permettait d’accéder à des versions simplifiées d’Internet, souvent en noir et blanc et très limitées en termes d’interactivité.
Bien que cela puisse sembler dérisoire aujourd’hui, à l’époque, le WAP représentait une véritable avancée :
📌 Accès aux premières pages Web mobiles : Même si les sites compatibles étaient rares, il était possible de consulter des informations textuelles basiques, comme la météo, les actualités ou les résultats sportifs.
📌 Expérience interactive inédite : Pour la première fois, un téléphone à clapet ultra-compact Motorola permettait de se connecter à un réseau d’informations sans passer par un ordinateur.
📌 Une transition vers l’Internet mobile : Le WAP sur le V50 préfigurait les smartphones et les futurs téléphones avec connexion data, montrant l’ambition de Motorola de rester un acteur clé de l’évolution du marché.
Comment différencier un V50 d’un V3690 ?
La seule façon immédiate de distinguer un V50 d’un V3690 est l’inscription « WAP » sous le clavier. À part ce détail, les deux modèles sont rigoureusement identiques en termes de design et de matériaux.
Le V50 était donc un modèle destiné aux utilisateurs souhaitant découvrir l’Internet mobile, tandis que le V3690 restait un téléphone conçu exclusivement pour les appels et les SMS.
Une gamme de téléphones qui a marqué son époque
Les Motorola v3688, v3690 et v50 ont constitué une génération de téléphones à clapet compacts et performants, conçus pour être discrets, pratiques et robustes.
📌 V3688 (1999) : Première version ultra-compacte inspirée du StarTAC.
📌 V3690 (1999-2000) : Même modèle avec une meilleure autonomie et un écran plus lisible.
📌 V50 (2000-2001) : Ajout du WAP pour une navigation Internet basique.
Chacun de ces téléphones a eu un impact fort sur le marché, consolidant la réputation de Motorola dans le domaine des mobiles à clapet et influençant l’évolution des téléphones des années 2000.
Aujourd’hui encore, ces modèles sont recherchés par les collectionneurs et les passionnés de téléphonie vintage, tant pour leur design emblématique que pour leur rôle dans l’histoire des mobiles compacts.

Un design révolutionnaire : du StarTAC au “galet”
Du StarTAC au V3688 : l’évolution d’un design iconique
L’un des aspects les plus emblématiques des Motorola V3688, V3690 et V50, et sans doute l’une des raisons de leur succès, réside dans leur design innovant et ultra-compact. À une époque où les téléphones mobiles commençaient à se démocratiser, mais restaient encore relativement imposants pour la plupart, Motorola a su marquer une rupture nette avec ses prédécesseurs, en proposant des modèles à la fois plus petits, plus ergonomiques et plus esthétiques.
Ces téléphones étaient conçus pour être faciles à transporter, confortables en main, et agréables à utiliser, tout en conservant les avantages du clapet qui protégeait l’écran et le clavier lorsqu’ils n’étaient pas utilisés. Cette approche a permis de redéfinir les standards du marché, influençant durablement le design des futurs téléphones mobiles.
Une taille encore plus réduite que le StarTAC
Le Motorola StarTAC, bien qu’étant une révolution dans le monde de la téléphonie mobile, restait encore relativement imposant par rapport aux critères de miniaturisation que Motorola souhaitait atteindre. Avec les V3688, V3690 et V50, la marque a réussi à réduire encore davantage la taille et le poids, tout en conservant une bonne prise en main et une excellente ergonomie.
📌 Un format ultra-compact : Avec seulement 83 grammes, le V3688 était encore plus léger que le StarTAC, rendant son transport presque imperceptible dans une poche ou un sac.
📌 Un téléphone plus fin et plus discret : Contrairement au StarTAC qui, bien que compact, conservait un certain volume une fois fermé, les nouveaux modèles affinaient encore les lignes et l’épaisseur, donnant l’impression d’un appareil plus moderne et sophistiqué.
📌 Une ergonomie améliorée : La forme et le poids parfaitement équilibrés permettaient une utilisation facile et intuitive, même pour des conversations longues.
Avec ces améliorations, Motorola a su proposer une alternative encore plus compacte et pratique, qui séduisait un large public, des professionnels aux jeunes actifs cherchant un téléphone léger et élégant.
Un format « galet » facilitant la prise en main
L’une des particularités qui a marqué ces modèles est leur forme douce et arrondie, qui contrastait avec les téléphones plus anguleux et rigides des générations précédentes. Ce design leur a valu le surnom de « Motorola galet », une référence à leur forme lisse et ergonomique, qui tenait parfaitement en main.
📌 Des bords arrondis pour une meilleure ergonomie : Contrairement aux anciens téléphones plus carrés, le V3688 et ses successeurs adoptaient une silhouette plus fluide, qui facilitait leur manipulation et les rendait plus agréables au toucher.
📌 Une surface lisse et minimaliste : L’absence d’angles saillants et la finesse du boîtier donnaient une impression de légèreté, renforçant l’idée d’un appareil discret mais performant.
📌 Un téléphone qui se glisse partout : Grâce à ce format compact, il devenait facile à ranger et à transporter, que ce soit dans une poche de veste, un sac à main ou même une petite pochette.
Ce choix de design témoignait de l’attention portée par Motorola à l’expérience utilisateur, en proposant des téléphones qui n’étaient pas seulement performants, mais aussi agréables à utiliser au quotidien.
Le clapet : une protection efficace du clavier et de l’écran
Le clapet restait un élément essentiel de ces modèles, héritant directement du StarTAC, mais avec une approche plus raffinée et mieux intégrée.
📌 Un écran protégé en permanence : Lorsqu’il était fermé, le téléphone garantissait que l’écran ne pouvait pas être rayé ou endommagé, ce qui augmentait sa durabilité.
📌 Un clavier à l’abri de la poussière et des pressions accidentelles : Contrairement aux téléphones classiques dont les touches restaient exposées, le V3688, V3690 et V50 évitaient les erreurs de manipulation et l’usure prématurée du clavier grâce à leur clapet.
📌 Une ouverture rapide et intuitive : Le mouvement d’ouverture et de fermeture était fluide, permettant aux utilisateurs de répondre rapidement aux appels d’un simple geste. Ce détail apportait une dimension pratique et élégante, renforçant l’attrait des téléphones à clapet par rapport aux modèles classiques.
Ce mécanisme intelligent a non seulement amélioré la durabilité des téléphones, mais il a également contribué à leur style distinctif et sophistiqué, qui reste aujourd’hui encore associé aux téléphones Motorola vintage.
Un design discret et élégant pour son époque
À la fin des années 90 et au début des années 2000, le téléphone mobile commençait à s’imposer comme un accessoire de mode, et Motorola l’avait bien compris.
📌 Un look sobre et raffiné : Avec leurs lignes épurées et leur design compact, ces modèles se démarquaient par une esthétique soignée et discrète, en opposition aux téléphones plus massifs et imposants de certaines autres marques.
📌 Un téléphone apprécié aussi bien par les professionnels que par le grand public : Grâce à leur élégance et leur praticité, les V3688, V3690 et V50 étaient très populaires auprès des cadres, des étudiants et des jeunes actifs.
📌 Un choix de matériaux résistants et légers : Motorola a veillé à ce que ses téléphones soient solides tout en restant légers, garantissant ainsi une bonne durabilité sans sacrifier l’élégance.
Grâce à cette approche, ces modèles se sont imposés comme des références incontournables des années 90 et 2000, devenant des icônes parmi les téléphones à clapet vintage.
Un design qui a influencé les futurs téléphones Motorola
Les Motorola V3688, V3690 et V50 ne se sont pas seulement distingués par leur compacité et leur ergonomie ; ils ont également posé les bases des générations futures de téléphones Motorola.
📌 Une transition vers des téléphones encore plus miniaturisés : En proposant un format réduit et fonctionnel, ces modèles ont inspiré les futurs téléphones ultra-compacts que l’on verra émerger au début des années 2000.
📌 Un concept de clapet amélioré sur les générations suivantes : Motorola a continué à affiner son concept du téléphone pliable et pratique, aboutissant à des modèles encore plus sophistiqués et légers dans les années suivantes.
📌 Un héritage qui perdure : Aujourd’hui, ces modèles sont considérés comme des pièces de collection recherchées, témoins d’une époque où les téléphones étaient pensés pour allier style, ergonomie et innovation.
En somme, le design unique et avant-gardiste des V3688, V3690 et V50 a marqué un tournant dans l’histoire des téléphones mobiles, et continue d’inspirer les passionnés de rétro-technologie et les collectionneurs à travers le monde. 🚀

Conclusion
Le Motorola v3688, lancé en 1999, a marqué une étape clé dans l’évolution des téléphones à clapet. En s’inspirant du StarTAC, mais en le rendant encore plus compact et ergonomique, il a su séduire un large public.
Avec ses successeurs, le V3690 et le V50, il a contribué à renforcer la position de Motorola en tant que leader du marché des téléphones mobiles compacts.
Aujourd’hui encore, ces modèles restent parmi les téléphones vintage les plus emblématiques, et continuent d’être recherchés par les collectionneurs. 🚀



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